De voir ses quatre enfants oeuvrer maintenant au maintien
de la renommée de Couverture Montréal Nord apporte une joie immense à Roland Nadeau.
"Cest ma plus grande récompense", dira-t-il.

Les quatre enfants et leur père
oeuvrant tous au sein de Couverture Montréal Nord;
de gauche à droite, Nicole, Richard, Louise, Marc et Roland Nadeau.
Il
reconnaît sans hésitation quils sont mieux préparés quil ne le fut à
faire face aux aléas du monde des affaires. Cest en multipliant les contacts
auprès d'autres gens daffaires quil avait, lui, à lépoque, comblé
ses carences.
Ses quatre
enfants, Richard, Louise, Marc et Nicole, dans l'ordre chronologique, se sont, pour la
plupart, préparés jeunes à faire leur entrée au sein de la compagnie de leur
père.
Richard,
laîné a 41 ans, navait que 19 ans quand il a commencé à appuyer les
efforts de son père. Il a appris pendant deux ans le métier de ferblantier sur le tas
avant de se familiariser avec lemploi d'estimateur. Son père l'a aussi affecté au
suivi de chantiers avant de lui laisser les guidons de lentreprise.
Louise,
malgré ses 37 ans, revendique déjà 18 ans dancienneté.
"Quand
j'étais jeune, il était prévu que jy travaillerais plus tard", se
remémore-t-elle. La cadette, Nicole, au contraire, n'avait jamais songé y suivre les
trois autres. "Mais lentreprise prenait de lampleur et un besoin pressant
d'une troisième personne au secrétariat s'était fait sentir."
L'aînée
des deux filles voit aux comptes à payer, à la paie et à ladministration des
rapports gouvernementaux (CSST, ministère du Revenu, Receveur général du Canada, etc.)
tandis que Nicole s'attarde aux comptes recevables, collabore à la
facturation, fignole
les soumissions préparées par l'équipe des estimateurs et voit à les acheminer en
temps aux responsables de ces appels doffres.
Marc, vice-président comme Louise, oeuvre depuis déjà une dizaine dannées pour la
société de Saint-Léonard. À 36 ans, il a touché à tout, depuis les chantiers
jusqu'aux livraisons. Il est actuellement responsable de l'achat déquipement et de
matériaux ainsi que de lentretien du siège social. Il appuie le travail de
Bertrand Gallant, le chargé de projets qui voit à superviser les chantiers où des
hommes de Couverture Montréal Nord sont affectés.
"II y a une bonne chimie entre
frères et soeurs", atteste-t-il.
Quant aux deux filles du fondateur, elles évoluent parfaitement à laise dans ce
milieu d'hommes.
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L'aînée réalise "quon est rendu capitaine d'un gros navire" et que
cela s'est fait graduellement" à notre insu". Mais à quatre, le bateau est
plus facile à diriger, constate-t-elle. Et la vue du large ne l'effraie pas. "Nous
sommes des personnes optimistes, des fonceurs."
Sa jeune soeur de 32 ans manifeste aussi son enthousiasme : "nous allons mettre du
150 % pour que ça continue".
Quant à Marc, il renchérit : "Nous avons de grosses responsabilités, cest
valorisant. Cest sûr qu'on peut aller plus loin, plus haut."
Une entreprise
de Saint-Léonard
Aussi curieux que cela puisse
paraître, Couverture Montréal Nord est une PME de...Saint-Léonard. Toutefois, son nom
trahit ses origines.
C'est à Montréal-Nord que s'établit le fondateur de l'entreprise, un
beauceron, en
arrivant dans ce qui était alors la véritable métropole canadienne, après la fin de la
Seconde Guerre Mondiale. Sa soeur y vivait déjà et Roland Nadeau cherchait, comme tout
le monde l'aurait fait, à demeurer en pays de connaissance. C'est de sa résidence
familiale qu'il réalise ses premiers travaux de toiture. C'est donc tout
naturellement,
à l'époque, quil coiffe du nom de Couverture Montréal Nord son entreprise
naissante. Après une implantation de ses activités dans la trame commerciale de cette
ville de banlieue, en 1956, rue Des Récollets, et un agrandissement
subséquent, l'homme
d'affaires se rend à l'évidence, au début des années soixante : il lui faut un
bâtiment beaucoup plus vaste. Il arrête son choix sur le parc industriel de la ville
immédiatement au sud de Montréal-Nord où il dispose de terrains s'étendant sur 400
pieds de largeur. Il construit, en 1963, un bâtiment de 12 675 pieds carrés de surface
dont il loue alors une partie. Mais en 1965-1966, les besoins de l'industriel l'amènent
à prendre possession de la totalité des lieux. Plus tard, Couverture Montréal Nord
acquerra un terrain adjacent à son immeuble, d'une superficie de 12 750 pieds
carrés,
pour le remisage des citernes d'asphalte et autres matériaux.
Aujourd'hui, au 8 200, rue Lafrenaie, à Saint-Léonard, les bureaux de l'entreprise
occupent une section de 2 400 pi ca partagés sur deux étages. Les activités techniques
accaparent les autres lieux : un atelier de préparation de métal, une section entrepôt,
un garage, un atelier mécanique pour la flotte de camions. Jamais, depuis qu'il a
déménagé ses pénates à Saint-Léonard, et que lui-même a planté ses racines
personnelles du côté de Lanaudière, le fondateur n'a-t-il évoqué la possibilité de
modifier l'appellation de son commerce.
"Pour moi, c'était sacré de garder ce nom. J'aurais vu ça comme un échec de
modifier ma raison sociale", commente-t-il aujourd'hui.
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