« Les avantages de l'élastomère sont assez nombreux : la durabilité, la propreté au
moment de l'installation et un fini plus esthétique. C'est un peu plus cher que le
système multicouches, 15 % environ, mais c'est un matériau remarquablement résistant et
qui a l'avantage de pouvoir être posé sans nuire à l'environnement immédiat.
Ainsi, quand on travaille sur le toit d'une école ou d'un hôpital, personne n'est
incommodé par l'odeur ou la fumée du bitume.
En Amérique du Nord,
l'élastomère est considéré comme un matériau encore relativement nouveau. Il
s'agit d'une membrane préfabriquée à base de bitume à l'élastomère, avec armature
intérieure, une surface granulée et même un choix de couleurs.
Pour mieux pénétrer le
marché américain, le fabricant européen Soprema a ouvert, il y a une dizaine d'années,
une usine de membranes élastomères à Drummondville et une autre, plus récemment, aux
États-Unis : «Les architectes et les donneurs d'ouvrage au Québec s'y intéressent
beaucoup plus depuis que l'usine de Drummondville est en activité. C'est normal,
personne ne veut risquer une rupture de stock ou un retard dans les transports au moment
de compléter un chantier. On préfère toujours utiliser des matériaux
disponibles à proximité.»
La différence de prix par
rapport à la méthode conventionnelle fait-elle reculer les donneurs d'ouvrage ?
Rarement, répond Stéphane Lajoie. Cela peut arriver sur quelques projets privés aux
budgets serrés, mais ne général, les gens reconnaissent qu'il vaut mieux investir un
peu plus et avoir un produit qu'on pourra oublier pour les 30 prochaines années, sinon
plus. |